Nous l'avons vu lors des élections présidentielles, la question du handicap était au coeur des débats? Mais depuis??
Le Président de la République s'est déplacé, a exposé son ambition de relancer la loi de février 2005! Enfin!!! Enfin un Président qui se déplace, qui agit, qui ne se contente pas de prendre la main devant des caméras à un paraplégique...
Pour la première fois depuis 1975 le handicap mental est abordé par un Président français et ça c'est une avancée fondamentale.
Vous trouverez en lien à la fin de cette note les divers liens relatifs au 9 et 10 juin.
Lors de la campagne municipale, notre équipe dirigé par François Durovray a fait une large place aux handicapés dans son projet, en s'appuyant sur la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » qui apporte des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes des personnes handicapées. Nous proposions la mise en œuvre d'une commission handicap chargée de trouver des solutions individuelles adaptées à chaque situation. Pourquoi ne pas étendre cette idée aux communautés d'agglomération? En effet la question du handicap et de son traitement est une question globale qui regroupe le social, le scolaire, le médical, les transports, le logement…
Nous sommes tous concernés.
La loi du 11 février 2005 définit le handicap dans toute sa diversité. L’article 2 stipule que « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant ». Afin de simplifier les démarches la loi crée un lieu unique destiné à faciliter les démarches des personnes handicapées : la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
| MDPH Hôtel du département boulevard de France Tour Malte 91012 Evry cedex | 01 60 91 91 91 pgrollemund@cg91.fr |
Celle-ci offre, dans chaque département, un accès unifié aux droits et prestations prévus pour les personnes handicapées. La Maison départementale des personnes handicapées « exerce une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leur famille ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens aux handicaps ». Aujourd'hui la personne handicapée peut prétendre à un droit à compenser financièrement son handicap mais les démarches paraissent lourdes et complexes. La commission mise en place au sein de la commune permettrait de clarifier les textes de lois, d'aider à la constitution des dossiers mais également de simplifier les démarches et la vie au sein de la ville.
Rendre accessibles tous les bâtiments publiques, les écoles, les centres de loisirs sont des principes inscrits dans la loi, à nous de les mettre en application le plus vite possible afin que Montgeron soit une ville pour tous. Notamment dès le plus jeune âge dans les écoles maternelles et primaires.
Une des principales évolutions de la loi handicap est de reconnaître, à tout enfant ou adolescent porteur d’un handicap, le droit d’être inscrit en milieu ordinaire, dans l’école la plus proche de son domicile. L’inscription en milieu ordinaire est posée comme principe par la loi handicap. Ceci signifie que tout enfant ou adolescent porteur d’un handicap doit pouvoir être scolarisé dans l’école ou l’établissement scolaire le plus proche du domicile, appelé « établissement de référence ».
S’il a besoin d’un dispositif qui n’existe pas dans son établissement de référence, l’élève peut être inscrit dans une école ou un établissement scolaire autre, en milieu ordinaire ou adapté. Ainsi, les établissements et services du secteur médico-social (IME) complètent le dispositif scolaire ordinaire. Les élèves handicapés qui doivent poursuivre leur scolarité en milieu adapté sont envoyés pour les CLIS sur Draveil,
Yerres, Brunoy, Vigneux… et en IME à Yerres, Brunoy, Draveil…
Afin d’assurer la cohérence et la continuité du parcours scolaire, l’équipe pluridisciplinaire élabore, pour chaque élève, un projet personnalisé de scolarisation. Celui-ci définit les modalités de déroulement de la scolarité et permet de coordonner l’ensemble des actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales. Enfin, pour faciliter l’intégration des élèves et étudiants handicapés, des équipes dédiées et formées sont mises en place : équipes de suivi de la scolarisation, enseignants référents, auxiliaires de vie scolaire...
Peggy Magnou (enseignante spécialisée option D)
Conférence nationale du handicap : le Président de la République tient ses engagements de campagne.
Conférence nationale du handicap : le Président de la République et le Gouvernement sont au rendez-vous des engagements de campagne.
La politique du handicap est au cœur de l’action du Président de la République. A l’occasion de la conférence du handicap, Nicolas SARKOZY l’a rappelé avec force, le handicap, c’est l’affaire de tous.
Cette journée est une nouvelle étape dans la politique en faveur de personnes handicapées dans notre pays.
Elle s’est traduite d’abord par une mobilisation sans précédent du Président de la République et de 7 ministres – Xavier BERTRAND, Valérie LETARD, Xavier DARCOS, Laurent WAUQUIEZ, André SANTINI et Martin HIRSCH ont participé aux débats dans le cadre de tables rondes thématiques.
Mais, elle s’est également concrétisée par l’annonce de mesures très concrètes, qui permettront de faire changer durablement le regard, mais aussi les mentalités et les comportements.
Mesures:
- la revalorisation de 25% de l’Allocation Adulte Handicapés d’ici à la fin du quinquennat ; cette revalorisation, c’est 150 euros de plus par mois pour les personnes handicapées, c’est un engagement fondamental pour leur pouvoir d’achat.
Commentaire: OUI a condition de en pas dépassé les plafond pour la sécurité sociale.... En effet l'AAH revalorisée risque de faire perdre les droits relatif à la CMU, hors un adulte handicapé mental a du mal à gérer seul ses dépences de santé.... Même en étant trisomique, on a pas forcément de mise sous tutelle et la gestion de l'AAH est parfois une contrainte...
- Le pacte pour l’emploi des personnes handicapées qui représente une avancée sans précédent et permettra aux employeurs et à l’Etat de s’engager ensemble pour faire bouger les « lignes ».
Commentaire: que l'administration commence à montrer le bon exemple... Et que l'ammende contre les entreprise qui refuse de recruter des handicapés soit vraiment disuasive! Les frais d'instalation du poste de trvail pourrait être à la charge de l'éat ou exonéré ce qui permetrait d'être plus motivant. des ergothérapeuthe pourraient apporter leur savoir en milieu industriel.
Sur les 5 années qui viennent, c’est ainsi 3 milliards d’euros supplémentaires qui seront consacrés à la prise en charge des personnes handicapées dans notre pays.
Communiqué de l'UMP du 10 juin 2008
Pour plus d'info sur les engagements concernant le handicap mental :
Du G8 au 47e Congrès de l’Unapei, il n’y eut qu’un pas… Scolarisation, protection sociale des aidants familiaux, accessibilité, insertion professionnelle... Le président de la République a répondu point par point à l’interpellation du Président du Mouvement.

Quasi inédite, la dernière présence d’un Président de la République à un congrès de l’Unapei remontant à 1977, avec Valéry Giscard d’Estaing, la visite éclair de Nicolas Sarkozy, samedi 9 juin à Tours, alors qu’il arrivait directement du G8 en Allemagne, aura de fait marqué les consciences. Et si le président a voulu embrasser la cause du handicap en général, et non pas la problématique du handicap mental en particulier, il n’empêche que sa visite au 47e Congrès constitue une formidable reconnaissance de l’action historique du Mouvement.
Elle place en tout cas l’Unapei sur le devant de la scène, en tant qu’interlocuteur des pouvoirs publics, en tant que vigile tenace des politiques hier promises, aujourd’hui annoncées. Un « rôle de partenaire vigilant » que Régis Devoldère, président de l’Unapei, présentait d’entrée comme une « force de pression mais aussi de propositions ».
« Je suis venu vous dire… »
C’est à partir d’un « Je suis venu vous dire… » que le discours du Président de la République s’est fait fleuve. C’est par un « Ce que j’ai dit, je le ferai » qu’il s’est conclu. Entre ces deux pôles, Nicolas Sarkozy a été tantôt lyrique, en empathie avec les 1200 congressistes, parents et personnes handicapées, responsables ou adhérents d’associations affiliées à l’Unapei, tantôt plus prosaïque avec force jeux de mains quand il annonçait une série de mesures attendues, puisque promises ou inscrites au programme de l’UMP avant son accession à la fonction présidentielle.
Point par point, ou presque, Nicolas Sarkozy a répondu aux « grands défis à tenir », mis en exergue par Régis Devoldère le temps d’un discours d’accueil synthétique. Avec pour message essentiel : l’espoir d’une intégration toujours meilleures des personnes handicapées dans la société.
Droit opposable
On se souvient de la passe d’armes entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal autour de la scolarisation des personnes handicapées lors du débat télévisé. La question est donc revenue naturellement comme en boomerang en tête des annonces. Alors que le président de l’Unapei avait émis des réserves sur l’efficacité d’un droit opposable, la loi de 2005 donnant déjà aux enfants handicapés le droit d’être scolarisés dans leur école de quartier, et qu’il avait réclamé plutôt des moyens, pour former des enseignants notamment, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté d’engager la responsabilité de l’Etat. Plus encore, il martelait son discours par l’idée forte de ne pas vouloir cantonner les personnes handicapées dans le « ghetto » de l’éducation adaptée.
Après le discours, le président a été de nouveau interpellé sur cette question : le président de l’Adapei de la Sarthe, Pascal Coroller, lui faisait remarquer que le droit opposable serait difficilement applicable. Depuis, Ségolène Royal a déjà réagi et invité les parents à « prendre au mot le président » dés la rentrée prochaine.
Cinquième branche de la Sécu
Deuxième mesure phare réclamée par de nombreuses associations, dont l’Unapei : « la mise en place d’une 5e branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance », et qui s’ajoutera donc aux branches vieillesse, maladie, accident du travail et famille. Cela signifiera la création d’un organisme, à partir de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Très attendue aussi, la promesse de campagne de revaloriser l’AAH de 25 %. Là encore, Nicolas Sarkozy ne s’est pas dédit même s’il n’est pas revenu sur la hauteur de cette revalorisation. Le sujet est arrivé en tout cas après l’idée d’un revenu de solidarité active appliqué aux personnes handicapées qui travaillent.
Aide aux aidants
L’aide aux aidants familiaux, cette revendication tenait bien sûr à cœur à l’Unapei. Là encore, Nicolas Sarkozy s’engage à garantir des ressources « à ceux qui doivent cesser leur travail temporairement pour s’occuper d’un enfant ou d’un adulte handicapé ». Reste que cela ne résoudra pas le manque de place en établissements. 40.000 personnes handicapées sans solution ou sans solution adaptée, c’était le chiffre avancé par Régis Devoldère qui demandait un « effort de programmation pluriannuelle de création de places ». Là, Nicolas Sarkozy se tournait vers Xavier Bertrand. A charge pour le ministre de lancer un nouveau plan quinquennal « de création de place et de développement de l’accueil ».
L’Etat devra montrer l’exemple
Au chapitre de l’accessibilité, ce sont les préfets qui seront mobilisés pour dresser un plan d’action pour l’accessibilité assorti d’un calendrier. Sur ce sujet comme sur celui de l’insertion professionnelle des personnes handicapées, l’Etat devra montrer l’exemple. Et le chemin est encore long puisque les administrations n’emploient que 3,5% de personnes handicapées. « Je ferai tout pour que le seuil de 6% soit atteint », a-t-il martelé. Quitte à montrer de doigt les administrations qui seront les mauvais élèves.
Au final, il n’est guère que la question de la protection juridique qui a été laissée de côté par Nicolas Sarkozy. L’assemblée générale avait pourtant voté la veille une motion pour demander une révision de la loi du 5 mars 2007, pour dénoncer l’incompatibilité entre la fonction de mandataire judiciaire et celle d’accompagnant de la personne.
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200723/handicap-sarkozy...
http://apartirdela.blogs-handicap.com/archive/2007/06/16/...
Un espoir ?
Dimanche 22 juin journée spéciale à Chamarande sur le handicap pour plus d'info conseil général de l'Essonne.